Admis ou recalés ?

Bonjour Messieurs, Dames

Je surfe sur la vague actuelle et je donne mon avis. Les concours dont on discute de l’annulation récemment, ça vous dit quelque chose ? Je veux parler de ceux groupés de 2014, pas de ceux de la douane et des impôts et affiliés.

Je sais qu’on a tous crié pour avoir plus d’équité, plus d’égalité et d’autres synonymes. C’est une bonne chose MAIS. Les douaniers et affiliés sont hors de la liste à laquelle je fais référence parce que nous savons pour beaucoup ce qui se passe dans ces unités là et chacun d’entre nous a entendu parler des négociations hallucinantes qui se font à chaque concours de la douane et consorts pour trouver de la place à x et y. Les autres concours sensés approvisionner en personnel les ministères en agents contractuels ou permanents eux sont à un niveau quelque peu différent, si vous saisissez un peu ce que je veux dire. Non que les négociations y fassent défaut mais il y a plus de chance pour l’individu lambda de trouver sa place malgré les tripatouillages incessants.

Une fois admis à ces concours, on quitte ses activités pour de bon, pour ceux qui étaient dans le secteur privé en tout cas. Les autres essaient souvent de jumeler les deux car il faut toujours avoir plus d’une corde à son arc comme on dit mais passons. Nous sommes en présence de la migration de centaines de gens du secteur privé vers le secteur public qui vous fait attendre un peu plus d’un an avant de percevoir un réel salaire. Pendant ce temps de latence, vous vivez seulement de patriotisme et d’idéalisme, accumulant les dettes et les promesses de remboursement pour le moment où vous serez enfin rémunéré. Pendant ce temps de latence, votre vie change, parfois radicalement. Tomber malade est un défi qu’on cherche à ne pas relever. Perdre de la famille, personne ne le souhaite mais ce sont des choses qui arrivent. Être parent est définitivement une autre paire de manches. En tous les cas, vos besoins ne s’amenuisent certainement pas face au peu ou pas de rentrées d’argent que vous subissez.

Et aujourd’hui,  après une année et plus de calvaire et d’attente, on met votre barque déjà fragile depuis un moment en plein cœur d’un tourbillon. Au delà du côté justicier, je voudrais, je souhaiterais que le côté humain prenne le dessus pour une fois et que les personnes qui vont décider fassent preuve d’un peu de clairvoyance. La situation dans laquelle se trouve déjà notre pays en ce qui concerne la question du chômage n’est pas des plus reluisantes. Je ne suis donc pas sûre du tout que le mieux à faire aujourd’hui soit d’y renvoyer ceux qui y étaient et qui ont pu en sortir providentiellement. Je ne suis pas sûre du tout que ce soit idéal d’y plonger ceux qui ont dû laisser tomber des emplois difficilement trouvés au privé, pas toujours roses mais qui les nourrissaient quand même.

Oui, en faisant ainsi, on garde dans le troupeau les personnes venues de nulle part qui ont été déclarées admises sans même avoir composé. Oui, on garde dans le troupeau les indélicats qui ont peut-être composé, qui devaient être recalés mais qui ont, avantage d’avoir le bras long, vu leur nom dans la liste des admis. Oui, on piétine un peu plus ceux qui se sont fatigués à acheter le nécessaire, parfois à des prix faramineux suivant l’heure de clôture, pour déposer à temps. Oui, on marche sur les sentiments de ceux qui ont composé ci et là, payant très cher le garde-vélo – à 200 dans mon cas, je m’en rappelle avec amertume – et qui en fin de compte se sont retrouvés sur la touche parce que beaucoup d’intrus se sont introduits dans le rébus, réduisant leurs chances à eux de manière drastique.

J’ai vécu tout ça cette année-là. J’en connais qui l’ont vécu aussi. J’en connais qui n’ont pas pu passer les mailles du filet et j’en connais qui ont pu. Et je suis heureuse pour ceux qui ont pu. Je suis aussi consciente des difficultés que certains traversent encore aujourd’hui parce que n’ayant toujours pas touché un kopeck depuis l’an x. Aujourd’hui pourtant, je viens joindre ma voix à tous ceux qui pensent que ces concours là au moins devraient être maintenus.
Je ne suis pas fan des soldats et des hauts dirigeants de la défense mais ils prennent parfois des décisions semblant injustes au premier abord mais pourtant salvatrices une fois qu’on y a réfléchi posément. Faut-il éliminer – excusez-moi pour le mot, il me gêne aussi – a et b pour garder le village en vie ou au contraire – option que les justiciers férus vont condamner, oui on vous connaît avec affaire de on ne négocie pas avec le terrorisme – garder a et b en vie pour améliorer les chances de survie du village ?

Sans vouloir exagérer ce qui ne doit pas l’être, je pense que nous trouvons dans une situation similaire ou pas très éloignée en tout cas. Merci donc de décider en prenant en compte le facteur humain. Nous faisons cahin-caha notre possible pour affronter le quotidien mais une population plus affligée ne prendra jamais la route pour un meilleur avenir. Si j’ai réussi à toucher certains parmi vous, j’espère qu’ils relaieront et que cela aura un impact sur la situation.

Merci d’avoir pris le temps de me lire et Heureuse journée les gens !!!

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